encore un mois et tu seras là mon amour, mon tout, mon ange, je t'attends avec impatience et crainte! Serais-je un bon père, arriverais-je à t'amener tout ce dont tu as besoin? Je ne puis répondre à ces questions mais je ferai tout mon possible pour pouvoir y répondre par l'affirmative.
JE T'AIME
3h du matin, on a posé à ta maman le premier ovule déclencheur, il a fallu qu'elle reste une heure sans bouger mais l'effet fut totalement nul. A 6h on en a posé un second qui fut aussi efficace que le premier. A 9h le gynécologue, monsieur Philippart, a décidé qu'on allait poser le baxter déclencheur et percer la poche des eaux, ce fut chose faite une demi-heure après. Vers 10h30 ta maman a ressenti les premières contractions qui au fur et à mesure que le temps s'écoulait devenaient de plus en plus fortes. Vers 14h on a posé la péridurale à ta maman, ce qui lui a permis de ne plus ressentir la douleur et même de dormir un peu. Moi, je devenais de plus en plus nerveux, faisant les aller-retour entre la salle d'accouchement et le fumoir. Au fil du temps et des examens de l'accoucheuse, on s'est apperçus d'une anormalité, le col de l'utérus se dilatait bien mais ta petite tête aurait du faire ventouse avec et au lieu de cela elle arrivait à passer sa main entre le col et ta tête. Les heures passaient et tu ne descendais pas. De plus à chaque grosse contraction ton rythme cardiaque, au lieu d'osciller entre 120 et 150 bpm descendait à moins de 60 bpm. A un moment j'étais parti fumer une cigarette avec ton parrain et à mon retour que vois-je, on préparait ta maman pour descendre au bloc, j'ai donc compris de suite que l'on allait passer par la césarienne. Je voulais me montrer fort pour ne pas angoisser ta maman mais ce fut plus fort que moi,j'ai fondu en larmes jusqu'à l'entrée du bloc où l'on a du se dire au revoir.
Une demi heure après, j'étais en pleine crise de larmes,les secondes me paraissaient être des heures, on m'a appelé pour venir te chercher au bloc. Ton parrain est venu avec moi et ton tonton Jean-Marc aussi. Une fois que je t'ai eue dans les bras les larmes ont décuplé mais sont devenues de vraies larmes de joie. Ton parrain a du me demander pour te voir car je te tenais serrée contre moi, tu étais enfin là, mon enfant, mon amour. Je t'aime.
Pour illustrer ces moments très forts je mets une photo où je t'avais dans les bras depuis 10 minutes, on lit sur mon visage toute l'émotion qui fut mienne.